L’animagier

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Camille Louzon et les éditions de L’Agrume nous proposent L’animagier, un très bel ouvrage. Dès la couverture au titre hybride (sur le fond et sur la forme), on sent que l’on a affaire à un livre singulier… La tête dans les nuages, partons à la rencontre des animaux sous un angle particulier ! L’auteur illustratrice a dressé le portrait d’une vingtaine d’animaux en s’appuyant sur la particularité physique qui les caractérise.

« Dans la jungle ou le terrier, les animaux ont leurs secrets. Qu’ils soient discrets ou bien rebelles, l’animagier vous les révèle », comme le dit le résumé au dos du livre. Bien entendu, dans ce bestiaire, on n’évite pas les grands classiques du dromadaire qui est bosseur (l’animal, avec des lunettes et entouré de livres, étudie dans le désert) ou que l’adjectif qui caractérise le singe soit « malin ». Le texte nous dit: « Sur son île paradisiaque, le singe a plus d’un tour dans son sac. » Qu’importe les idées reçues, on est même heureux de les retrouver (et les enfants aussi) puisque le traitement est réussi…

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© Camille Louzon pour L’Agrume

Camille Louzon fait aussi (et surtout !) preuve d’originalité avec cet imagier loufoque qui ose mettre un aspirateur au bout de la trompe de l’éléphant ou qui présente le serpent comme un être attachant qui a besoin de câlins et de tendresse (d’où son envie de s’entortiller autour de n’importe quoi). Bref, c’est toujours amusant de voir les animaux sous un œil nouveau et de laisser libre cours à son imagination ! Les enfants raffolent de ce genre de situations surréalistes…

Ce grand livre (27 x 36 cm) à l’édition soignée séduira les amoureux des bêtes mais pas seulement, il comblera aussi ceux qui apprécient les belles illustrations colorées (gouache sur papier) au style faussement naïf. De plus, le texte n’est pas délaissé et il y a un vrai travail d’écriture, de rythme et de rime pour chaque description de l’animal: sous forme de haïku, chaque animal est décrit de façon très synthétique. Prenons l’exemple de l’hippocampe dont il est dit qu’il est « chevaleresque »: « En garde, sacripants ! Contre l’ennemi, l’hippocampe se défend. »

En bonus, trois belles planches (mes préférées) de l’illustratrice pour L’animagier. Saurez-vous deviner les adjectifs qui correspondent à la chauve-souris, le lapin et la baleine ?

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Maison d’édition: L’Agrume

Année de parution: 2016

Prix: 20 euros

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