La fille en bleu

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En cette période de rentrée scolaire, j’ai eu envie de vous parler de l’album La fille en bleu d’Elsa Oriol. Dans cet album, c’est aussi la rentrée et les enfants s’observent, les nouveaux élèves sont passés au crible. Manon a un véritable coup de foudre amical pour « la fille en bleu ». Pourquoi elle et pas une autre ? Manon ne la connaît pas encore, néanmoins la fille en bleu a des airs d’amie idéale: « Son air lui est étrangement familier: elle est trait pour trait l’amie dont elle a toujours rêvé. » On pense immédiatement au poème de Verlaine « Mon rêve familier »:

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant

D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime

Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même

Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

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© Elsa Oriol pour Kaléidoscope

La fille en bleu est celle à qui Manon a toujours voulu ressembler et avec qui elle a toujours envie d’être. Malheureusement, cette dernière ne lui accorde pas tellement d’attention alors Manon tente de « séduire » la fille en bleu avec différents cadeaux. Aucun ne fonctionne, Manon se fait donc petit à petit une raison en passant par plusieurs stades: l’incompréhension, la souffrance, la colère… puis la résignation. L’arrivée de la fille en jaune lui fera sûrement oublier cette déception… et passer à autre chose.

Le récit est très simple avec un trio de personnages (Manon, la fille en bleu et la fille en jaune) qui s’attirent et se repoussent. Dans cet album, Elsa Oriol parvient à initier les jeunes lecteurs au triangle amoureux. Derrière les jeux et les cadeaux, elle nous parle bien de sentiments. Pourquoi est-on attiré(e) plus par quelqu’un que par quelqu’un d’autre ? À quoi cela tient-il ? Comment accepter de ne pas plaire ?

Avec beaucoup de finesse et d’intelligence, l’auteur illustratrice aborde les promesses d’amitié mais aussi les désillusions. Oui, la vie est faite de rencontres; des bonnes et des moins bonnes. Dans cet album, les illustrations sont des peintures d’Elsa Oriol. Avec son style si reconnaissable, elle nous offre des grandes illustrations très douces mais expressives qui inscrivent l’histoire dans une réalité fantasmée.

***

Maison d’édition: Kaléidoscope

Année de publication: 2015

Prix: 13 euros

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